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Des déclics pour bouger le monde

Après les cafés philo, psycho, géo, on trouve maintenant des cafés déclic : ils se trouvent pour l'instant en Suisse,  se définissent comme des lieux bons pour le moral, qui proposent des rencontres avec des personnes inspirantes et bien dans leur peau et des instants qui font crépiter les neurones...

Pourquoi Déclic ? Voilà ce qu’en disent les organisateurs :

« Déclics et Cie est né d'un besoin vital d'appréhender les choses plus positivement, plus sainement. Ras le bol du catastrophisme ambiant qui plombe aussi bien nos neurones que notre santé !  Sans nier l'état de crise que nous traversons actuellement, ni donner dans un optimisme béat (la vie reste une affaire difficile à négocier!), nous avons simplement choisi de regarder la face ensoleillée des montagnes plutôt que la part ombre, d'appréhender le lumineux plutôt que le glauque, bref de sortir de cette sorte de torpeur impuissante qui nous saisit trop souvent devant nos écrans, journaux, et autres conversations de comptoir.

Les défricheurs de Courrier international


A lire dans le dernier numéro de Courrier international, cet article sur un artiste indonésien, dit le "fou génial", Tisna Sanjaya. Fou parce qu'il s'est mis en tête de construire une maison faite de plastiques récupérés en plein milieu d'une immense décharge industrielle dans un quartier de la ville de Bandung, à Java. Génial parce qu'elle est destinée aux habitants, tellement habitués à leur rivière rouge, noire ou verte, qu'ils avaient oublié qu'autrefois, c'étaient les rizières comblées par les usines actuelles, qui étaient vertes. Il leur a même proposé d'y planter des arbres. Juste pour sentir l'odeur. Un fou, vraiment. Et cela marche, ils y font des rencontres, des ateliers, des fêtes. Ils découvrent l'art et les feuilles d'arbre. Génial, assurément.

Dans la même rubrique, ne pas manquer le n° spécial de Courrier sur "la vie meilleure".
De par le monde, les gens qui réagissent, inventent de nouvelles monnaies, un vie plus lente, une autre manière de travailler, de se rencontrer. Une autre conscience émergeant de la folle spirale ? Et si c'était vrai ?

Inventer d'autres formes de vie, être poète de son existence

« Imaginer les contours d’une société autre, en explorer les possibles modalités, en décliner tout l’éventail de formes et de figures, en raconter les tours et détours, c’est l’affaire des poètes, des romanciers, des cinéastes, des artistes en général. Mais, parce que l’imagination, voulons-nous croire, est la chose du monde la mieux partagée, c’est aussi l’affaire de chacun, l’affaire de la multitude en tant qu’elle est un «poétariat». »

C’est extrait du beau texte d’un poète et philosophe, Jean-Claude Pinson.

Quelques incongruités

« Au delà des systèmes binaires et du temps linéaire, il faudra sans doute aménager une place à une pensée moins désincarnée, à des schémas plus flexibles, plus organiques, à une conception du temps ouvert et à quelques incongruités de ce genre. Nous voici conviés à l’audace et à la délinquance… »
Belle pensée d'un sociologue québécois, Gérard Bouchard.